Sévane Garibian

Prof. Sévane GARIBIAN
Directrice de projet

Université de Genève
Faculté de droit
Département de droit pénal
Bureau 3038
Bd du Pont d'Arve 40
CH-1211 Genève 4

Tel: +41 22 37 90 793
Sevane.Garibian(at)unige.ch

Sévane Garibian est docteure en droit des Universités de Paris Ouest-Nanterre-La Défense (Paris X) et de Genève. Elle est actuellement Professeure FNS à la Faculté de droit de l’Université de Genève (UNIGE) et Professeure associée à la Faculté de droit de l’Université de Neuchâtel (UNINE). Elle est également chercheuse associée à l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (EHESS / CNRS, Paris) ainsi qu'au Laboratoire Anthropologie bio-culturelle, Droit, Ethique & Santé (Aix-Marseille Université / CNRS). Elle est notamment membre du comité directeur du Centre d'étude, de technique et d'évaluation législatives (UNIGE) et membre du conseil scientifique de l’Association francophone de justice transitionnelle. En décembre 2013, elle est juge au Tribunal permanent des peuples pour le Sri Lanka, à Bremen. En tant que membre du programme de recherche "Corpses of Mass Violence and Genocide" dirigé par Elisabeth Anstett (EHESS / CNRS) et Jean-Marc Dreyfus (University of Manchester), et financé par le Conseil européen de la recherche (ERC Starting Grant, 2012-2016), elle (co-)organise plusieurs missions de recherche et évènements scientifiques. Elle est l’auteure de nombreuses publications et (co-)directrice de plusieurs ouvrages collectifs (cf. liste des publications).

Après avoir enseigné en France, dès 1998, dans multiples domaines du droit public ainsi qu’en introduction à la science politique (Universités de Versailles-Saint-Quentin et de Paris X), elle enseigne en Suisse en philosophie du droit (UNINE depuis 2008, et UNIGE en 2012) ainsi qu’en droit pénal international (UNIGE 2012-2015 et 2017). En 2014 et 2015, elle contribue à la Antonio Cassese Summer School "Transitional Justice, Conflict and Human Rights" de l’Académie de droit international humanitaire et de droits humains de Genève (cours : "Rethinking the Role of the Courts : Argentina’s Truth Trials"). Depuis 2016, elle y enseigne dans le cadre du nouveau Master "Transitional Justice, Human Rights and the Rule of Law" sur le thème "Theory and Function of Criminal Justice in Transitional Contexts".

Ses travaux portent principalement sur les formes, les significations et les fonctions du droit face à la criminalité d'Etat, et interrogent des mécanismes de justice pluriels (traditionnels / alternatifs, judiciaires / extrajudiciaires). Lors de ses recherches doctorales, elle explore le rapport entre le droit de punir et l’Etat dans une configuration singulière : celle issue d’un basculement de l’Etat-protecteur à l’Etat-criminel. Elle s'intéresse ensuite aux relations entre droit, histoire, science, mémoire et vérité dans le traitement juridique des crimes de masse contemporains, de leurs traces et de leurs héritages, de leur négation comme de leur mémorialisation. Au sein de ce projet de recherche, elle questionne le droit à la vérité, l’obligation étatique d’enquêter qui y est associée et les obstacles à leur mise en œuvre en contextes d’impunité de crimes de masse. Elle amorce en outre un travail sur le statut juridique des restes humains et les droits des morts.